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Alain Akouala est revenu, dans un premier temps, sur son propre parcours, soulignant que l’engagement politique, notamment à un jeune âge, peut laisser espérer une ascension rapide. Toutefois, il a rappelé que les réalités économiques, en particulier dans le secteur informel, ne garantissent pas toujours une reconnaissance ou une rémunération à la hauteur des efforts fournis.
Les difficultés rencontrées dans certains contextes politiques, souvent marqués par des irrégularités électorales et un manque de fiabilité des processus démocratiques, invitent également à une réflexion plus large sur la place des pays africains dans l’économie mondiale. Trop souvent perçus comme de simples réservoirs de matières premières, ces pays doivent aujourd’hui s’inscrire dans une logique de valorisation de leurs ressources.
Fort de son expérience en tant que Ministre des Zones Économiques Spéciales (ZES) au Congo, Alain Akouala a mis en avant l’importance de modèles inspirés notamment de la Chine et de Singapour, déjà adoptés par plusieurs pays africains tels que le Maroc, le Nigéria ou encore l’Île Maurice.
L’objectif est clair : favoriser la transformation locale des matières premières en valeur ajoutée, afin de :
- créer des emplois durables pour la jeunesse,
- renforcer l’indépendance économique,
- contribuer à la stabilité, la sécurité et la fiabilité financière des États.
Ce processus n’exclut pas les partenariats internationaux, mais invite à les repenser dans une logique plus équilibrée et bénéfique pour les économies africaines. Alain Akouala a ainsi encouragé les acteurs, notamment en France et en Europe, à soutenir et accompagner cette dynamique.
🔎 Gouvernance et perspectives continentales
Alain Akouala a également évoqué ses fonctions actuelles en tant que Président de la Commission Nationale d’Auto-Évaluation des Mécanismes Africains par les Pairs.
Issu d’une initiative du NEPAD en 2003, ce mécanisme vise à évaluer les performances des États africains en matière de gouvernance, afin de :
- renforcer la stabilité politique,
- promouvoir l’intégration économique,
- soutenir une croissance durable.
Ces réflexions ont notamment contribué à l’émergence de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, incluant des projets majeurs tels que la ZLECAF (Zone de Libre-Échange Continentale Africaine), tout en laissant la place à des partenariats de qualité avec des acteurs extérieurs, notamment européens.
